présentation de la soirée du 14 octobre 2009

Thème de la – 59ème – soirée ( texte en pdf téléchargeable ici ):

Peut-on imaginer un capitalisme social, écologique et démocratique ?

Témoins : Collectif de l’Eglise Réformée d’Avignon

Il fut un temps où l’on pouvait conduire sans limite de vitesse, où l’automobiliste, les yeux rivés sur le compteur voulait rouler toujours plus vite et n’entendait pas partager la route avec le piéton et le cycliste. Il y eut des années d’hécatombe routière. Aujourd’hui, nous avons compris que nous sommes responsables de nous-mêmes et des autres sur la route.

A bien des égards, l’épargnant aujourd’hui c’est l’automobiliste d’hier. Les yeux rivés sur le rendement, il n’entend guère partager la vie économique avec les salariés et les sous-traitants, ni accorder beaucoup plus au développement durable. Lorsque nous épargnons, nous interrogeons peu notre conscience.

Prenons trois exemples :

Faisons- nous un lien entre une banque qui met l’économie en péril parce qu’elle spécule sans solvabilité et les promesses de rentabilité qu’elle nous fait à son guichet ?

Faisons- nous un lien entre une compagnie pétrolière qui loue des tankers en mauvais état, pollue des kilomètres de côtes et ma modeste épargne salariale qui compte sur l’évolution de l’indice boursier ?

Faisons- nous un lien entre les entreprises de grande distribution qui abusent de leur pouvoir de négociation auprès des agriculteurs et des PME et notre épargne retraite ?

Pourtant, chaque fois que je place un peu d’argent par précaution dans mon contrat d’assurance vie, dans mon PEA, que j’épargne dans mon contrat de retraite collective d’entreprise, dans mon épargne salariale ou simplement que ma caisse de retraite obligatoire diversifie ses actifs, des gérants de fonds d’investissements défendent mes intérêts d’épargnant. Il est ici évident que je n’exerce pas ma responsabilité d’épargnant, que je ne sollicite pas ma conscience d’homme et de citoyen. Je m’en remets sans m’interroger au dogme de la rentabilité maximum. Je n’ouvre pas les yeux sur les mécanismes qui régissent mon épargne. J’accepte tacitement mon absence d’influence concrète sur la vie économique. Je suis finalement comme l’automobiliste individualiste et inconscient qui veut aller le plus vite possible sans regarder aux conséquences de ses actes.

Alors que je suis prompt à m’enflammer contre le système, les banques et les bonus, quelle est ma part de responsabilité individuelle ? Alors que je milite pour l’alter mondialisme, suis-je attentif à la nature de mon épargne et ai-je fait l’effort de compréhension des mécanismes qui la régisse et m’emporte avec elle ? Alors que je me sens solidaire de tous les discours de dénonciation de l’amoralité du capitalisme, quelle est mon action concrète ?

Mais à contrario où puis-je trouver un lieu militant non récupérable par la politique partisane ? Où puis-je améliorer ma compréhension des mécanismes de l‘économie ? Où puis-je agir concrètement et collectivement ? Et que viens faire l’Eglise Réformée dans cette histoire ?

François FAURE

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>> 20H30 à l’Empreinte, 33 rue des teinturiers à Avignon

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2 commentaires

  1. 24 septembre 2009 à 21:57

    […] (présentation de la soirée du 14 octobre 2009) […]

  2. cafeforum said,

    7 octobre 2009 à 13:40

    >> 20H30 à l’Empreinte, 33 rue des teinturiers à Avignon


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